Nager en eaux troubles
Nager en eaux troubles met en scène des figures féminines immergées jusqu’à la limite de l’asphyxie, submergées par les tensions écologiques et sociales contemporaines. Inertes, elles sont portées par un courant contre lequel elles ne luttent pas, dans une forme ambiguë d’abandon et de résilience.
Issues d’un même moule, elles évoquent l’unité du vivant et l’interdépendance des corps face aux transformations de nos milieux.
Le miroir introduit le regardeur au cœur de cette situation. Fragmenté, envahissant jusqu’à occulter le regard des baigneuses, il confronte chacun à sa propre présence et à sa manière d’habiter le monde. Le reflet n’est plus intègre : pris dans ce même espace instable, le regardeur devient à son tour partie prenante de ce qui se joue.







